Peut-être avez-vous déjà été lire les échos ce matin ou bien avez-vous déjà lu cet intéressant billet relatif à la publicité subliminale sur le blog de Frédéric Cavazza.
Nous avons à plusieurs reprises abordé sur ce blog les perspectives d’avenir de la publicité digitale, ainsi que les nouveaux modèles envisageables pour contourner l’inefficacité grandissante des formats traditionnels.
Qu’à cela ne tienne, les annonceurs regorgent d’idées.Après l’habillage publicitaire massif, les onglets publicitaires, voici venu une nouvelle forme d’habillage qui cette fois-ci me paraît encore plus « retorse ».
GDF Suez occupe sur la page d’accueil des Echos non seulement 2 traditionnels espaces bannières mais également:
- Un article en Une (plus en Une à l’heure où je rédige ce billet)
- Un fond de page sous forme de logotype à opacité réduite et aux couleurs de la marque. (Le caractère subliminal de cet élément est certes à pondérer puisque comme toute nouvelle forme publicitaire qui sort de nos repères traditionnels, on ne remarque que çà. Sans compter que c’est l’un des premiers éléments de la page à se charger).
Mon avis.
Certes, comme chaque démarche publicitaire récente, c’est efficace: l’image de marque est identifiée.
Cependant, ce qui me dérange davantage c’est que l’on franchit ici les limites entre contenu éditorial et publicité: où est donc passée la frontière qui préserve le caractère intègre des articles d’information des messages à caractère publicitaires ?
* L’article – de même format que les articles d’informations du site – déborde en s’associant en seconde intention à la marque promus en bannières et en fond de page
* Le logo en fond de page occupe un espace jusqu’ici réservé au contenu éditorial
La publicité en ligne n’a-t’elle plus de limites ?
Ainsi, on peut assimiler cette démarche aux formats publi-rédactionnels que proposents les medias papier.
Cependant ces derniers sont clairement identifiés comme message à caractère publicitaire: pas de confusion possible.
Et les éditeurs papier refusent catégoriquement (jusqu’à aujourd’hui en tout cas) d’intégrer des éléments de communication payantes dans les contenus (en couverture ou dans les articles).
Quelle prochaine trouvaille pour la publicité digitale ? A suivre…




