Nous avons déjà eu vent des censures chinoises envers quelques (beaucoup) de plate-formes Internet jugées trop “sensibles”.
Vu sur le blog d’Antoine Lefébure, c’est au tour de la Russie d’adopter la “e-war attitude” en menant, en parallèle de ses offensives sur le terrain, une véritable cyber-guerre.
- Quelles méthodes caractérisent cette guerre des technologies ?
Après un bombardement des antennes relais des services de téléphonie portable, ce sont les sites Internet officiels qui sont devenus la cible des offensives.
Le site de la présidence géorgienne, ainsi que celui du ministère des affaires étrangères ont été mis hors service. Contraints de transférer leur hébergement, ils ont été accueillis sur le domaine blogspot de Google (opération effectuée à l’initiative de Google et en accord avec le département d’Etat américain).
Une première ? Ce n’est pas la première tentative d’exploitation des medias en cas de guerre. Cependant, il s’agissait jusqu’à présent essentiellement de canaux télévisés et non du Web.
Le potentiel du canal Internet, versus celui des medias traditionnels, laisse présager des évolutions majeures dans le rapport des medias de communication aux conflits. Et un potentiel encore inexploité dans leur usage en tant qu’”armes de guerre”.
- Le rôle de Google
Outre le caractère exceptionnel de cette “cyber-guerre”, nous pouvons observer la démarche inédite de Google qui, ici, adopte une posture non plus commerciale mais politique. Démarche qui témoignerait d’une implication croissante des entreprises privées dans les conflits ?
> Source: Blog d’Antoine Lefébure



