Il y a une semaine, le 10 octobre, Radiohead proposait son dernier album “in rainbows” en téléchargement uniquement, à un prix librement fixé par l’utilisateur. Pas de prix plancher, il fallait a minima s’acquitter des frais bancaires (0,5 livres sterling).
On apprend via The Times qu’un 1/3 des internautes l’ont téléchargé gratuitement mais que le panier moyen atteint l’équivalent de 5,78 euros !!!
Ce qui est colossal car la quasi totalité du CA de cette vente dématérialisée qui va revenir au groupe. Dans l’industrie traditionnelle de la musique, les artistes touchent rarement plus de 3 euros in fine par album vendu. Même si Radiohead n’innove pas dans le concept, il le médiatise. Une nouvelle étape est franchie dans l’histoire de l’industrie musicale. Il y a aura certainement un avant et un après “in rainbow”.
Madonna et Jamiroquai seraient dans les startingblocks pour tenter le même type d’opération commerciale.
Belle preuve de maturité de la part de Radiohead qui ose proposer l’album en DRM free. Mais belle leçon aussi de la part des internautes. A l’heure où les majors parlent de piraterie et d’irresponsabilité du consommateur, le panier moyen observé ici démontre la capacité des internautes à accepter de payer le téléchargement.
Ceci soulève un problème plus vaste, celui de l’osbsolescence naissante du modèle actuelle de l’industrie musicale. En passant d’un modèle gaussien à un modèle parétien, l’industrie musicale va elle aussi subir une véritable révolution des usages. Il sera de plus en plus difficile de promouvoir une musique mainstream, formatée selon un plan marketing unilatéral. Et c’est une bonne nouvelle, pour la qualité de la musique. En route vers des communauté d’intérêts musicaux partagés, fédérés autour d’artistes de talents, en relation directe avec eux (”I have a dream…”)
Transition toute trouvée, laissez moi vous parler de Pop only knows, une plate forme qui a ouvert hier et qui propose aux artistes autoproduits de vendre leurs créations sonores. Un peu de promo communautaire, il s’agit d’amis d’amis

Voici un extrait de la charte pour donner les grandes lignes du concept
- Chaque artiste reste propriétaire de sa musique.
- Si un groupe est signé par une major ou un label, il peut quitter la plateforme POK sans contrainte.
- Chaque artiste touche 40% du prix de vente TTC de son CD.
- Plusieurs morceaux sont en téléchargement gratuit pour découvrir l’artiste, le groupe.
- Toutes les musiques sont au format MP3, sans DRM, donc compatibles avec tous les lecteurs MP3.
- Les prix de vente sont inférieurs à ceux des grandes enseignes du Net.
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